Le
curage ganglionnaire standard  Courte
cicatrice axillaire arciforme-3 mois après l'intervention- invisible bras
baissés.
Le
Curage Ganglionnaire Standard consiste à retirer les ganglions du creux
de l'aisselle correspondant au drainage lymphatique du sein, en conservant les
ganglions et voies lymphatiques qui drainent le bras . Il
doit également ménager le nerf du muscle grand dorsal, le nerf du
muscle grand dentelé, et le nerf perforant du 2ème nerf intercostal
qui participe à la sensibilité de la face interne du bras.
Il est systématiquement associé à
la tumorectomie ou à la mastectomie en cas de cancer infiltrant.
Voir : Le Ganglion Sentinelle est une alternative
qui en supprime pratiquement les inconvénients.
Le curage ganglionnaire est réalisé
soit par l'incision de mastectomie ou parfois de tumorectomie quand elle s'y prête,
soit par une petite incision esthétique horizontale dans le creux axillaire
(voir photo ci-dessus). L'anesthésie locale assistée est particulièrement
recommandée car elle fait disparaître toute douleur post-opératoire
et toute gêne importante ou impotence fonctionnelle secondaire, ce qui rend
inutile l'habituelle rééducation. Il
doit enlever 10 ganglions environ (ou plus, jusqu'à 25) qui sont analysés
au cours de l'examen anatomopathologique. L'atteinte
ganglionnaire se code N+, en dénombrant les ganglions métastatiques
par rapport à l'ensemble des ganglions enlevés : par exemple 2 N+
/ 12 N si deux ganglions sont atteints sur 12 retirés. On
précise en cas d'envahissement son importance- micro métastase ou
envahissement massif- et surtout l'existence ou non d'une rupture capsulaire,
c'est à dire le dépassement de l'enveloppe du ganglion (capsule)
par les cellules malignes. Intérêts
: Il a un but diagnostique pour définir
le traitement complémentaire qui peut être différent selon
l'atteinte ganglionnaire : chimiothérapie éventuelle, radiothérapie
des aires ganglionnaires sous claviculaires par exemple. Il
a également un but thérapeutique en supprimant les ganglions malades.
Un curage axillaire incomplet (trop petit nombre de ganglions enlevés)
peut imposer une radiothérapie axillaire complémentaire qui aggrave
le risque de gros bras. Il faut éviter,
sauf nécessité absolue, toute irradiation axillaire associée
à la chirurgie qui augmente considérablement ce risque.
Inconvénients du curage axillaire
: L'écoulement lymphatique peut durer
2 à 4 jours après l'intervention, imposant l'hospitalisation jusqu'à
l'ablation du redon (petit drain multi perforé), voire être responsable
d'une lymphocèle (collection axillaire de lymphe sans gravité mais
qui impose parfois une évacuation par ponction). Cet inconvénient
n'a pas de parade préventive, aucune technique particulière ne permettant
d'éviter l'écoulement de lymphe. La lymphe ne coagule pas comme
le sang, et autant les techniques d'hémostase- les gestes qui empêchent
les vaisseaux sanguins de saigner- sont efficaces pour éviter la survenue
d'un hématome, autant la lymphostase est un leurre. Le
"Gros Bras" : la survenue d'un lymphoedème du bras représente
une complication peu fréquente- 5%à 10% environ après chirurgie
simple- mais parfois invalidante. Ce gonflement
de l'avant-bras, puis du bras, le plus souvent discret ou modéré,
survient à distance de l'intervention, plusieurs mois ou années,
et nécessite la pratique de drainages lymphatiques voire le port d'un bandage
compressif par manchon. Prévention :
Il convient de ne pas surmener son bras pour minorer son incidence et surtout
d'éviter les prélèvements veineux de ce côté,
les plaies et d'une façon générale tout traumatisme susceptible
de décompenser l'insuffisance lymphatique. En cas de plaie une antibiothérapie
doit être instituée préventivement Le
Ganglion Sentinelle a l'avantage de ne présenter pratiquement aucun risque
de lymphoedème. |